29 septembre 2026•Par Oleksiy Lysogub

    36 questions pour tomber amoureux : la liste et l'étude

    36 questions pour tomber amoureux : la liste et l'étude

    Vous êtes assis en face de quelqu'un que vous connaissez à peine. On vous demande à quoi ressemblerait votre journée idéale. Facile. Vingt minutes plus tard, vous parlez de votre mère. Quarante minutes plus tard, de ce que vous regretteriez de ne jamais avoir dit.

    Et vous n'avez toujours pas envie de partir.

    C'est tout le principe des 36 questions pour tomber amoureux : une liste mise au point par le psychologue Arthur Aron et publiée en 1997, que deux inconnus se posent à tour de rôle pendant 45 minutes, en trois séries de plus en plus personnelles. Elles ne garantissent pas l'amour. Elles créent, et c'est mesuré en laboratoire, un vrai sentiment de proximité.

    Voici la liste complète en français, ce que l'étude a réellement montré (et ce qu'on lui fait dire depuis dix ans), comment vous en servir sans transformer un premier café en entretien d'embauche, et 12 questions en plus, écrites pour ce premier café.

    Les 36 questions, série par série

    Les questions se répartissent en trois séries de douze, de la plus légère à la plus intime. On se les pose à tour de rôle et chacun répond à toutes, y compris celui qui vient de poser la question. Dans l'étude, les participants avaient 45 minutes pour l'ensemble, soit environ un quart d'heure par série.

    La version ci-dessous est une adaptation française d'UnCafé, faite d'après la liste publiée en annexe de l'étude (Aron et al., 1997).

    Série 1 : des questions qui ont l'air anodines (1 à 12)

    Aucune n'est gênante. Mais aucune n'appelle une réponse d'une ligne : personne ne répond « ça va » quand on lui demande sa journée idéale. C'est le principe de cette première série, parler de soi sans avoir l'impression de se confier.

    1. S'il fallait inviter une seule personne à dîner, n'importe qui au monde, qui serait-ce ?
    2. Aimeriez-vous être célèbre ? Pour quoi ?
    3. Vous arrive-t-il de répéter ce que vous allez dire avant de passer un coup de fil ? Pourquoi ?
    4. À quoi ressemblerait votre journée idéale ?
    5. À quand remonte la dernière fois que vous avez chanté, rien que pour vous ? Et pour quelqu'un d'autre ?
    6. Vous allez vivre jusqu'à 90 ans. Pour les soixante dernières années, vous pouvez garder soit la tête, soit le corps de vos 30 ans. Que choisissez-vous ?
    7. Avez-vous une intuition secrète sur la façon dont vous mourrez ?
    8. Trouvez trois choses que vous semblez avoir en commun avec la personne en face de vous.
    9. Pour quoi, dans votre vie, éprouvez-vous le plus de gratitude ?
    10. Si vous pouviez changer une chose dans votre éducation, laquelle serait-ce ?
    11. Racontez votre vie à l'autre en quatre minutes, avec autant de détails que possible.
    12. Si vous pouviez vous réveiller demain avec une qualité ou un talent en plus, lequel choisiriez-vous ?

    Série 2 : ce qui compte vraiment pour vous (13 à 24)

    On passe des goûts aux valeurs. Parler d'un rêve jamais réalisé, de son pire souvenir ou de sa famille, c'est déjà confier quelque chose. Et chacun le fait à son tour, ce qui évite que l'un se livre pendant que l'autre prend des notes.

    1. Une boule de cristal peut vous dire la vérité sur vous, votre vie, votre avenir ou n'importe quoi d'autre. Que lui demandez-vous ?
    2. Y a-t-il une chose que vous rêvez de faire depuis longtemps ? Qu'est-ce qui vous en a empêché ?
    3. Quelle est la plus grande réussite de votre vie ?
    4. À quoi tenez-vous le plus dans une amitié ?
    5. Quel est le souvenir auquel vous tenez le plus ?
    6. Quel est votre souvenir le plus douloureux ?
    7. Si vous saviez que vous alliez mourir brutalement dans un an, changeriez-vous quelque chose à votre façon de vivre ? Pourquoi ?
    8. Pour vous, qu'est-ce que l'amitié ?
    9. Quelle place l'amour et la tendresse tiennent-ils dans votre vie ?
    10. À tour de rôle, dites une qualité que vous voyez chez l'autre. Cinq en tout.
    11. Votre famille est-elle soudée et chaleureuse ? Avez-vous le sentiment d'avoir eu une enfance plus heureuse que la moyenne ?
    12. Comment vivez-vous votre relation avec votre mère ?

    Série 3 : se montrer tel qu'on est (25 à 36)

    Cette série parle de « nous », oblige à dire du bien de l'autre en face, puis à montrer ses fragilités. C'est la plus inconfortable. C'est aussi celle dont on se souvient.

    1. Formulez chacun trois phrases vraies qui commencent par « nous ». Par exemple : « Nous sommes tous les deux dans cette pièce et nous nous sentons… »
    2. Complétez la phrase : « J'aimerais avoir quelqu'un avec qui partager… »
    3. Si vous deveniez des amis proches, que faudrait-il que l'autre sache de vous ?
    4. Dites à l'autre ce qui vous plaît chez lui ou chez elle, franchement, comme on ne le dirait pas à quelqu'un qu'on vient de rencontrer.
    5. Racontez un moment embarrassant de votre vie.
    6. Quand avez-vous pleuré devant quelqu'un pour la dernière fois ? Et sans témoin ?
    7. Dites à l'autre une chose que vous appréciez déjà chez lui ou chez elle.
    8. Y a-t-il un sujet trop grave pour qu'on en plaisante ?
    9. Si vous mouriez ce soir sans pouvoir parler à personne, que regretteriez-vous le plus de ne pas avoir dit ? Et pourquoi ne l'avez-vous pas encore dit ?
    10. Votre logement brûle avec tout ce que vous possédez. Vos proches et vos animaux sont à l'abri, et il vous reste le temps de sauver un seul objet. Lequel, et pourquoi ?
    11. De tous les membres de votre famille, quelle disparition vous bouleverserait le plus ? Pourquoi ?
    12. Confiez un problème personnel à l'autre et demandez-lui comment il ou elle s'y prendrait. Puis demandez-lui comment, à son avis, vous vivez ce problème.

    Et c'est tout. Pas de regard les yeux dans les yeux à la fin : on y revient juste en dessous.

    Ce que l'étude de 1997 a vraiment montré

    L'étude ne cherchait pas à faire tomber des gens amoureux. Elle voulait une méthode fiable pour créer de la proximité entre deux inconnus en laboratoire, afin de pouvoir l'étudier. Son titre le dit sans détour : « La création expérimentale de la proximité interpersonnelle ».

    Arthur Aron, sa femme Elaine Aron et trois collègues l'ont publiée en avril 1997 dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin (l'article est en accès libre). Le protocole : des étudiants réunis par paires, qui ne se connaissent pas, suivent pendant 45 minutes des consignes de confidence qui montent en intensité. D'autres paires, pendant le même temps, font la conversation sur des sujets de tous les jours.

    Résultat : après l'échange, les paires des 36 questions se sentent plus proches que celles de la conversation de politesse.

    Le plus intéressant est ailleurs. Dans les deux autres études de l'article, les chercheurs ont vérifié si le résultat changeait quand les partenaires étaient d'accord sur des sujets importants, quand on leur faisait croire qu'ils allaient se plaire, ou quand se rapprocher devenait un objectif annoncé. Aucun de ces trois facteurs n'a changé significativement la proximité ressentie.

    Autrement dit, la manière de se parler a pesé plus lourd que le fait d'être « compatibles » sur le papier.

    Et l'effet ne restait pas dans le labo. Dans une version préliminaire menée en classe, sur 53 paires suivies après coup, 70 % s'étaient reparlé, 49 % avaient fait quelque chose ensemble et 62 % s'asseyaient désormais côte à côte en cours.

    Les 4 minutes les yeux dans les yeux ne font pas partie de l'étude

    Presque toutes les versions françaises se terminent par quatre minutes de regard silencieux. Le protocole de 1997 n'en contient aucune.

    Cette étape vient d'un texte publié en janvier 2015 dans le New York Times. L'autrice Mandy Len Catron y raconte comment elle a posé les 36 questions à une connaissance de l'université, dans un bar, en se passant son téléphone pendant deux heures. Puis ils sont allés sur un pont, à minuit, et se sont regardés dans les yeux pendant exactement quatre minutes (son récit, en anglais). Ils sont tombés amoureux. Le texte a fait le tour du monde, et le regard s'est collé à la liste.

    Elle reconnaissait pourtant elle-même les écarts avec l'étude : un bar au lieu d'un laboratoire, deux personnes qui se connaissaient déjà, et surtout le fait qu'on n'accepte pas une expérience pareille sans être un peu ouvert à ce qu'elle réussisse. Le New York Times l'a d'ailleurs précisé en publiant la liste le même jour : ce regard final est bien moins documenté que les questions, et la durée conseillée varie de deux à quatre minutes.

    Même chose pour le détail le plus répété : un couple de participants marié six mois plus tard, qui aurait invité tout le laboratoire à la cérémonie. C'est Mandy Len Catron qui le raconte, et il s'agit d'un seul couple. Pas « de plusieurs », comme on le lit souvent.

    Elle a depuis tiré de son histoire un livre, traduit en français en 2019 : Comment tomber amoureux d'un parfait inconnu (Massot éditions).

    Pourquoi ça marche : une confidence en appelle une autre

    Les auteurs de l'étude résument le mécanisme en une idée : une relation proche naît de confidences personnelles, réciproques, qui montent en intensité et qui durent. Chacun se dévoile à son tour, jamais beaucoup plus vite que l'autre, et chaque série monte d'un cran.

    C'est exactement ce qui manque à la plupart des premières conversations. On reste des heures dans la zone « Vous faites quoi dans la vie ? », de peur d'aller trop loin trop vite. Les questions donnent une permission : puisque c'est la règle du jeu, on a le droit de parler de ce qui compte.

    Mandy Len Catron décrit bien ce qui se passe ensuite. Comme la vulnérabilité monte par petites marches, on ne remarque pas qu'on est entré en terrain intime avant d'y être. D'habitude, il faut des semaines, parfois des mois, pour en arriver là.

    Il y a aussi un effet plus discret, que les psychologues ont bien documenté. Quand quelqu'un vous confie quelque chose, vous avez envie de lui rendre la pareille. Et quand vous venez de vous confier, vous avez tendance à apprécier la personne qui vous a écouté.

    La boucle se nourrit toute seule.

    Est-ce que ça marche vraiment ?

    Pour créer de la proximité, oui : c'est un protocole très utilisé en psychologie des relations. Pour déclencher l'amour, rien ne le garantit. Les questions accélèrent un lien, elles ne le fabriquent pas à partir de rien.

    Les chercheurs ont même donné un nom à la méthode : la procédure « Fast Friends », les amis express. Elle sert depuis à créer de l'amitié en laboratoire, par exemple entre étudiants issus de groupes différents, sur trois séances (Page-Gould et ses collègues, 2008). Les auteurs de 1997 imaginaient déjà l'utiliser pour les étudiants qui arrivent sur un campus, ou pour des personnes isolées.

    L'amitié est donc un usage aussi légitime que l'amour. Si c'est plutôt d'amis que vous manquez en ce moment, notre guide pour se faire des amis à l'âge adulte prend le sujet par l'autre bout.

    Ce que les questions ne font pas :

    • Créer une attirance qui n'existe pas. Elles révèlent et accélèrent. Si rien ne vous attire chez l'autre, 45 minutes de confidences donneront au mieux une très belle conversation. C'est déjà beaucoup.
    • Remplacer le temps. Se sentir proche de quelqu'un après une soirée, ce n'est pas encore une relation. C'est un bon début, et la suite a ses propres étapes.
    • Fonctionner malgré vous. Dans l'étude, les chercheurs prévenaient les participants qu'ils ne devaient rien à leur partenaire ensuite, et qu'aucune amitié n'avait à naître par obligation. Même règle à la maison.

    Mandy Len Catron elle-même ne donne pas tout le mérite à l'étude : leur histoire serait peut-être arrivée de toute façon, écrit-elle. Les questions leur ont surtout ouvert une porte. Ensuite, l'amour a été un choix, fait par chacun des deux.

    Même Sheldon et Penny s'y sont essayés dans The Big Bang Theory, sans tomber amoureux.

    Et si ta prochaine vraie rencontre commençait par un café ?

    UnCafé te fait rencontrer quelqu'un près de chez toi. Pas de swipe — juste un café.

    Découvrir l'app

    Comment les utiliser en vrai, sans faire passer un interrogatoire

    La bonne dose dépend de la situation : trois ou quatre questions de la première série pour un premier rendez-vous, la liste complète pour une soirée où les deux ont envie de jouer le jeu. Dans tous les cas, la règle de l'étude reste la même : chacun répond, à tour de rôle.

    Situation Questions à piocher Pourquoi
    Premier café avec quelqu'un que vous connaissez à peine 4, 8, 12, 14, et nos 12 en plus (plus bas) légères, mais elles ouvrent des histoires
    Une amitié qui démarre 16, 20, 26, 27 elles disent ce qu'on attend d'un ami
    Un couple qui veut se redécouvrir 22, 28, 31, 33 elles font dire ce qu'on ne dit plus
    Une soirée où les deux sont partants les 36, dans l'ordre la progression fait tout le travail

    Quelques règles simples :

    • Ne lisez pas la liste sur votre téléphone. Rien ne refroidit une conversation comme un écran posé entre deux personnes. Retenez trois questions et laissez les autres venir.
    • Répondez aussi. Une question posée sans rien donner en retour, c'est un sondage. La réciprocité est le cœur du mécanisme.
    • Attendez-vous à ce que les compliments soient le plus dur. Pour Mandy Len Catron, le moment le plus inconfortable n'était pas de parler d'elle, mais de dire ce qu'elle appréciait chez l'autre (questions 22 et 28). C'est aussi ce qui touche le plus : on entend rarement, en face, ce que quelqu'un admire chez nous.
    • Suivez le fil plutôt que la liste. Si la question 4 vous fait parler de voyages pendant vingt minutes, c'est gagné. Une bonne relance vaut mieux que la question suivante.
    • Gardez la série 3 pour plus tard. Évoquer la mort d'un proche avec quelqu'un rencontré il y a dix minutes peut refroidir tout le monde. Laissez l'autre choisir d'aller plus loin.
    • Autorisez le joker. « On peut passer celle-là » doit toujours être une réponse acceptable.

    Et 12 questions en plus, pensées pour un premier café

    Les 36 questions ont été conçues pour un laboratoire, avec des confidences lourdes dès la deuxième série. Pour un premier café avec quelqu'un que vous connaissez à peine, on en a écrit 12 dans le même esprit : légères au début, plus personnelles ensuite, et on s'arrête avant l'intime. Plusieurs viennent de nos sujets de conversation pour un premier date, qui en réunissent une trentaine.

    Pour démarrer (37 à 40)

    Des questions auxquelles on répond en souriant, mais jamais en un mot.

    1. Qu'est-ce qui vous a donné envie de prendre ce café aujourd'hui ?
    2. Qu'est-ce qui vous donne de l'énergie en ce moment ?
    3. Si vous pouviez partir demain, où iriez-vous ?
    4. Quelle chanson ou quelle série vous suit partout ces temps-ci ?

    Pour se découvrir (41 à 44)

    On passe de ce que la personne aime à ce qui l'anime.

    1. Qu'est-ce qui vous fait perdre la notion du temps ?
    2. Quel souvenir vous fait encore sourire ?
    3. Qu'aimeriez-vous apprendre cette année ?
    4. Qu'est-ce qu'on ne devinerait jamais sur vous en vous croisant dans la rue ?

    Pour créer du lien (45 à 48)

    Comme dans la troisième série d'Aron, on finit en parlant de l'autre, mais sans rien exiger.

    1. Quelle rencontre a changé quelque chose dans votre vie, sans que vous le sachiez sur le moment ?
    2. Qu'est-ce qui compte le plus pour vous en ce moment ?
    3. Quel conseil donneriez-vous à la personne que vous étiez il y a cinq ans ?
    4. Qu'est-ce qui vous a surpris chez moi depuis le début de ce café ?

    La dernière demande un peu de courage. C'est justement pour ça qu'elle marche : elle fait exister le « nous » en une phrase, et la réponse est presque toujours gentille.

    Quarante-cinq minutes en face d'un inconnu : le format d'une pause UnCafé

    L'expérience d'Aron tient en une situation très simple : deux personnes qui ne se connaissent pas, une table, trois quarts d'heure. C'est, à peu de chose près, le format d'une pause UnCafé.

    Mandy Len Catron compare sa soirée aux nuits de colonie de vacances, quand on raconte sa vie à un nouvel ami en quelques heures. Une intimité accélérée que la vie adulte n'offre presque plus. L'idée d'une pause UnCafé, c'est de recréer cette occasion, sans la colonie.

    L'app vous propose des profils compatibles, selon vos centres d'intérêt et vos préférences d'âge. Quand vous vous acceptez tous les deux, une pause café est fixée dans un café sélectionné par UnCafé. Chacun choisit sa durée maximale, de 15 à 45 minutes. Pas de discussion pendant des jours avant : un fil s'ouvre deux heures avant la pause, juste pour se retrouver sur place.

    Le reste se passe autour de la table. Pour une amitié comme pour une rencontre amoureuse. Et si vous vous demandez pourquoi un café plutôt qu'un dîner pour une première rencontre, on a comparé les options ici.

    Personne ne vous demandera de réciter les 36 questions. Mais si vous arrivez avec deux ou trois questions en tête, de la première série ou de nos 12 en plus, vous savez maintenant pourquoi elles marchent. Et si le courant passe, vous pouvez vous ajouter en ami une heure après, sans échanger vos coordonnées.

    Les trente-trois autres attendront le deuxième café.

    FAQ sur les 36 questions pour tomber amoureux

    Qui a inventé les 36 questions pour tomber amoureux ?

    Le psychologue américain Arthur Aron, avec Elaine Aron, Edward Melinat, Robert Vallone et Renee Bator. La liste figure en annexe de leur article publié en 1997 dans Personality and Social Psychology Bulletin. Elle est devenue célèbre en 2015, grâce au texte de Mandy Len Catron dans le New York Times.

    Combien de temps faut-il pour répondre aux 36 questions ?

    Dans la version publiée de l'étude, 45 minutes pour les trois séries, soit environ un quart d'heure chacune (une première version, testée avant, durait une heure et demie). En dehors du laboratoire, prévoyez plus large : Mandy Len Catron et son partenaire y ont passé deux heures. On s'attarde souvent sur une question, et c'est plutôt bon signe.

    Faut-il se regarder quatre minutes dans les yeux à la fin ?

    Non, ce n'est pas dans le protocole de 1997. L'étape vient du récit de Mandy Len Catron, en 2015. Rien ne vous empêche de l'essayer, mais ce n'est pas elle qui a produit les résultats de l'étude.

    Peut-on poser ces questions à un premier rendez-vous ?

    Quelques-unes, oui, surtout dans la première série : la journée idéale, le talent qu'on aimerait avoir, le rêve jamais réalisé. Les 36 d'un coup demandent que les deux personnes soient partantes, et la troisième série va vite très loin. Pour tout le reste du rendez-vous, notre guide du premier date prend le relais.

    Les 36 questions marchent-elles en amitié ?

    Oui. L'étude mesurait la proximité, pas l'amour, et elle réunissait aussi des paires du même sexe. En recherche, la méthode s'appelle d'ailleurs « Fast Friends » et sert à créer des amitiés entre inconnus.

    Les 36 questions garantissent-elles de tomber amoureux ?

    Non. Elles créent des conditions favorables : des confidences réciproques, progressives, dans un cadre qui les autorise. L'attirance, le moment et l'envie des deux personnes font le reste.

    Oleksiy Lysogub

    Écrit par

    Oleksiy Lysogub

    Fondateur d'UnCafé

    Oleksiy a créé UnCafé avec une conviction simple : quand on se rencontre et qu'on se parle, on découvre que l'autre n'est pas si différent. UnCafé transforme la pause café en rituel de rencontre : deux personnes, un lieu public, un temps court, et des thèmes de conversation pour faire circuler récits de vie, passions et regards sur le monde.

    Articles liés